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Ajout au plaidoyer pour une banque publique (06-2010)

MATTEO SANTI

Dans le numéro 88 d’Études marxistes, Johan Vanzetti examinait les nombreuses raisons plaidant en faveur de la création d’une banque publique en Belgique. Quelques précisions supplémentaires peuvent encore étayer ce plaidoyer. La chose devrait aller de soi pour la société et le monde politique.

Dans l’article, l’auteur fait allusion à la chasse au pro?t à court terme. Conséquence, tout le système financier est devenu un frein au développement de notre société. Les institutions financières n’ont plus aucun lien avec notre société, mais uniquement avec leurs seuls et sacrosaints actionnaires privés. Et, précisément, une banque publique est caractérisée par un « actionnariat » public, c’est-à-dire l’État, la société, qui possède la banque et la gère.

A quoi ressemble aujourd’hui le monde des actionnaires des institutions financières ? Nous devons constater que toutes les grandes banques (BNP Paribas Fortis, KBC, Dexia, ING) et les banques étrangères ayant un réseau d’agences en Belgique (Citibank, Deutsche Bank, Delta Lloyd…) sont cotées en Bourse. Cela a des conséquences importantes et néfastes sous la pression du court terme des actionnaires qui spéculent, des banques vivant de résultats trimestriels en résultats trimestriels et des informations qui se suivent de jour en jour. Tout a un impact sur les cours de la Bourse. Chaque euro de bénéfice net compte. Si une autre banque ou un géant de l’acier ou une chaîne de magasins accroît son bénéfice, les spéculateurs peuvent échanger leurs actions d’une minute à l’autre.

Les cours de la Bourse ne gardent que peu de liens avec la réelle valeur d’une entreprise. Ce n’est qu’une indication du pro?t rapide que les spéculateurs espèrent réaliser sur une action. Ces spéculateurs ne sont pas que de petits investisseurs, bien au contraire, ce sont surtout de grands professionnels institutionnels, comme les traders, les fonds d’investissement et de pension, etc. Les expressions « court terme » et « cotation en Bourse » sont donc les deux côtés d’une même pièce.

Comme on l’a déjà écrit dans le plaidoyer pour une banque publique, nous constatons que même si les défauts fondamentaux, inhérents au système économique ne disparaissent pas après la création d’une banque publique, celle-ci peut toutefois avoir un effet salutaire. Nous ajoutons volontiers l’idée suivante : pour les banques non publiques, l’interdiction d’être cotées en Bourse pourrait être salutaire également. Dans une telle situation, en effet, l’actionnariat deviendrait plus stable, moins tourné vers le court terme, ce qui peut écarter les requins de la Bourse et offrir des perspectives d’actionnariat plus correct, ainsi que plus d’attention pour les intérêts de la société et des travailleurs du secteur financier.

En examinant de plus près l’actionnariat des banques, nous aimerions signaler que l’actionnariat d’une banque publique doit, bien sûr, être public. En d’autres termes, qu’il doit être d’utilité publique. Si nous examinons le passé, nous reconnaissons divers modèles. Le propriétaire de la CGER (Caisse générale d’épargne et de retraite) était l’État belge, donc, indirectement, tous les habitants de la Belgique. Les propriétaires du Crédit communal étaient les communes et les provinces, donc, indirectement, les habitants des communes et des provinces. Il convient de mentionner que la redistribution des bénéfices ne s’opérait pas de façon absolument égalitaire. Les actions des communes au Crédit communal ne reposaient pas sur les revenus ou le nombre d’habitants, mais sur les montants des emprunts et sur les contrats mutuels. Ainsi, par exemple, un habitant d’Anvers pouvait bénéficier de façon indirecte d’une plus grande participation aux bénéfices qu’un habitant de Hasselt. La clé de répartition parmi la population belge reposait donc moins sur l’égalité, mais, au moins, tous les bénéfices retournaient à la population. Pour preuve, la phrase suivante de la Société belge d’économie politique, en 1860, lors de la fondation du Crédit communal : « Les communes font déjà tant de choses et, désormais, elles vont se lancer dans la banque. N’allons-nous pas de la sorte en droite ligne vers le socialisme ? »

Nous ne pouvons pas imaginer de meilleure publicité que cette critique vieille de 150 ans émanant des capitalistes de l’époque. Hélas, les banques sont devenues les proies du capitalisme dans les années 90. Dans l’intervalle, nous en avons vu les conséquences : les bénéfices s’en vont chez les actionnaires privés (pour ne pas dire les spéculateurs) mais, en cas de problème, c’est l’État qui doit intervenir.

Un second aspect que nous voulons ajouter au plaidoyer en faveur des banques publiques, c’est la levée du secret bancaire. Celui-ci fait les choux gras de la fraude fiscale et de la technologie fiscale de pointe. Les grandes fortunes en profitent pleinement. Ceux parmi nous qui placent candidement leur argent à la banque n’ont rien à cacher, ils n’ont pas de secret pour le ?sc. Le secret bancaire permet aux banques privées d’aller à l’encontre de l’intérêt général en faisant en sorte que les clients (et surtout les clients bien nantis) paient le moins d’impôt possible. On peut décourager la chose en faisant une distinction entre les banques qui appliquent le secret bancaire et celles qui ne le font pas. Par exemple, en facturant aux clients des banques de la première catégorie un précompte mobilier sensiblement plus élevé.

Toutefois, on en reste là à un impôt des revenus du capital et non à un impôt sur le capital même. C’est pour cette raison qu’un impôt sur les grandes fortunes est nécessaire, autrement dit une « taxe des millionnaires ».

On peut joindre Matteo Santi à fyninfo(arobace)gmail.com.

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