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Budget : les millionnaires restent hors d’atteinte et c’est nous qui payons la facture

Une taxe sur les comptes-titres sans effet et des emplois précaires pour les jeunes. « Cet accord estival n’a rien à voir avec la justice fiscale et sociale », déclare le PTB. « Malades, pensionnés et fonctionnaires paient la facture de la réduction de l’impôt des sociétés. »

Une taxe sur les comptes-titres

« La taxe sur les comptes-titres, c’est une plaisanterie », dit le PTB. « Celui qui a pour un million d’actions sur un compte-titres paiera à peine 750 euros. En outre, il recevra immédiatement 180 euros de retour, parce que les bénéfices sur les dividendes sont moins imposés. Selon l’expert fiscal Michel Maus, il s’agit d’un ‘‘impôt homéopathique’’ qui n’a rien à voir avec la justice fiscale ».

« La taxe sur les comptes-titres ne rapportera pour ainsi dire rien », annonce le PTB. « L’encre de l’accord gouvernemental n’est pas encore sèche que la taxe est déjà contournée. La fédération des investisseurs, la VFB, et le patron de Febelfin ont annoncé aujourd’hui déjà que les investisseurs pouvaient tout simplement ventiler leur compte sur plusieurs banques afin de contourner la taxe. La taxe sur les effets semble bien avoir été conçue pour n’en avoir aucun, d’effet… »

« Après la taxe sur les riches – introduite en 2011 et de nouveau supprimée en 2012 – et la taxe sur la spéculation – qui, elle aussi, n’aura été en vigueur qu’une seule année – la taxe sur les effets est une fois de plus un exemple de la poudre aux yeux dans laquelle ce gouvernement s’est spécialisé. Cela n’a rien à voir avec la justice fiscale ni avec une quelconque taxe des millionnaires. »

Le PTB est partisan d’une taxe des millionnaires à part entière, grâce à laquelle toutes les fortunes de plus de 1 million d’euros seront taxées au tarif progressif de 1 à 3 %, taxe associée à une inventorisation de toutes les richesses en un cadastre des fortunes. « C’est une nouvelle façon d’éviter que les super-riches ne se soustraient aux impôts. »

L’accord d’été s’engage lourdement vers une flexibilisation encore accrue du marché de l’emploi, ajoute le PTB. « Jobs, jobs, jobs !!! répétait le Premier ministre Michel. Mais où, alors ? Oui, les emplois flexibles seront multipliés, depuis le secteur Horeca jusque chez les boulangers et les coiffeurs. Mais il s’agit d’emplois d’appoint pour des personnes qui ont déjà du travail et qui ne peuvent en vivre. Idem avec la mesure prévoyant de faire gagner un peu plus – jusqu’à 500 euros sans impôts – aux travailleurs à 4/5 temps et aux pensionnés, qui pourront s’employer comme babysitters ou tondre le gazon des voisins. Cela n’a donc rien à voir avec un emploi à part entière. »

Le fameux tax shift au profit des patrons coûte 1 milliard par an. Le gouvernement promet qu’il sera entièrement exécuté. C’est pour les entreprises un cadeau qui, d’ici 2020, montera jusqu’à 3,2 milliards. Ce tax shift allait servir à créer des emplois. Le résultat est désastreux. Dans les emplois créés par ce gouvernement, la moitié sont payés au salaire le plus bas et il s’agit souvent d’emplois temporaires. 65 % sont des emplois précaires, et le risque de pauvreté pour les personnes qui ont un emploi n’a jamais été aussi grand.

Et ce gouvernement persiste. Davantage d’emplois flexibles, de travail de nuit, réinstauration des périodes d’essai. La période d’essai, supprimée en 2014, sera réinstaurée en échange d’une diminution de la durée des préavis. Les patrons pourront dans les premiers mois de leur contrat, licencier des travailleurs plus rapidement et, surtout, en payant moins.

Le travail de nuit sera généralisé dans l’E-commerce. Le travail de nuit est à l’origine de nombreux problèmes de santé, tant physiques que psychiques.

« Les emplois intérimaires seront généralisés, et cette fois aussi dans les services publics, alors que, dans le même temps, les nominations statutaires vont disparaître, hormis à la police et dans la justice. Voilà l’avenir que ce gouvernement envisage pour les jeunes : on supprime les emplois stables et à part entière pour les remplacer par des emplois précaires, et par des emplois flexibles. »

Le PTB s’oppose aussi à la diminution de l’impôt sur les sociétés. « Qui va payer cette réduction de l’impôt sur les sociétés ? Pour les PME, il descendra de 25 à 20 % et, pour les grandes entreprises, progressivement de 34 à 29 % l’an prochain et à 25 % en 2020. De cette façon, on démantèle le socle des rentrées publiques. C’est le gouvernement qui crée son propre déficit budgétaire. La facture sera de nouveau payée par ceux qui la paient habituellement : les malades, les pensionnés et les chômeurs. Il va falloir une fois de plus économiser 502 millions d’euros du côté des soins de santé, des pensions et du chômage. C’est inacceptable. Est-ce cela la “justice sociale” annoncée par le ministre CD&V Kris Peeters ? Ce gouvernement choisit le camp des millionnaires et des multinationales. Nous voulons une politique gouvernementale qui investit dans des emplois décents et dans les priorités sociales. »

www.ptb.be

 

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